Voice of America diffuse un reportage approfondi sur les prélèvements d’organes perpétrés par le PCC - les États-Unis s’apprêtent à lancer une plateforme visant à contourner la censure d’Internet
24 février 2026 | Rapport de synthèse de Minghui.org
Une caractéristique importante de la politique étrangère du président américain Trump est qu’elle se concentre directement sur la menace que représente le Parti communiste chinois (PCC) pour le monde. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a un jour averti que sous le régime du PCC, la Chine vise à « devenir la nation la plus puissante du monde, au détriment de toutes les autres ».
Alors que des signes d’instabilité apparaissent au sein du PCC, l’administration Trump a adopté un certain nombre de mesures visant à attirer l’attention sur les tactiques utilisées par le régime pour étendre son influence répressive à l’étranger. Le secrétaire Rubio a souligné : « Le PCC ne croit pas aux principes simples tels que la liberté religieuse, le droit à la liberté d’expression ou les élections démocratiques. ... Sa volonté de saper toutes les institutions et les normes mondiales pour réaliser cette ambition est sans aucun doute le problème géopolitique majeur du XXIe siècle. »
Le 16 février 2026, Voice of America (VOA, le plus grand et le plus ancien multimédia international des États-Unis) a interviewé Jan Jekielek, rédacteur en chef de The Epoch Times et animateur de l’émission « American Thought Leaders ». Son livre, Killed to Order: China’s Organ Harvesting Industry & the True Nature of America’s Biggest Adversary (Tués sur commande : l’industrie des prélèvements d’organes en Chine et la véritable nature du plus grand adversaire des États-Unis), dont la sortie est prévue en mars 2026 aux États-Unis, résume près de deux décennies d’enquêtes approfondies menées par des chercheurs sur les prélèvements forcés d’organes pratiqués par le PCC. C’est la première fois que Voice of America réalise une interview télévisée approfondie sur ce sujet.
VOA interviewe Jan Jekielek, rédacteur en chef de The Epoch Times. (Capture d’écran de la page web de VOA)
(Lien vers l’interview de VOA. Lien vers la transcription complète en chinois sur VOA.)
Voir également :« Tués sur commande » : l’industrie chinoise du prélèvement d’organes
Jan Jekielek a expliqué que les pratiquants de Falun Gong sont les principales victimes du trafic d'organes pratiqué par le PCC. Ils sont un groupe que le régime persécute depuis 1999. Selon les estimations officielles de cette époque, entre 70 et 100 millions de personnes pratiquaient le Falun Gong. Pour justifier la persécution du Falun Gong, les médias contrôlés par le PCC mènent depuis une campagne de propagande massive visant à diffamer cette méthode. Ce grand groupe de citoyens respectueux des lois, qui suivent le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance, est alors subitement devenu la principale cible des arrestations du régime chinois. On estime que des dizaines de millions de personnes ont été détenues, et ce jusqu'à ce jour. Mais en raison de la difficulté à obtenir des informations en provenance de Chine, ce chiffre pourrait être plus élevé.
Au début de la persécution, le PCC a commencé à effectuer des analyses sanguines sur les pratiquants de Falun Gong, ainsi que des tests de compatibilité tissulaire et des scanners d’organes. Avant que le crime des prélèvements forcés d’organes ne soit révélé en 2006, des publicités en ligne faisant la promotion du tourisme de transplantations d’organe affirmaient qu’il était possible d’obtenir un nouveau cœur en Chine pour 150 000 à 200 000 US$.
M. Jekielek en a déduit que les méthodes utilisées dans le « projet 981 », un programme de longévité destiné à l’élite chinoise, comprenaient des greffes d’organes régulières.
« Ma grande crainte est que si nous n’agissons pas maintenant, nous avons déjà les pratiquants de Falun Gong et les Ouïghours [victimes des prélèvements forcés d’organes], et nous allons peut-être y ajouter les Tibétains, car c’est un autre groupe vulnérable, et plus récemment, les chrétiens des églises de maisons (clandestines). Récemment, une grande église – tous les dirigeants de l’église de Sion ont été arrêtés par le PCC. Parmi eux, beaucoup sont encore incarcérés ; et nous avons récemment vu des contrôles sur le clergé catholique. Bien que je ne sache pas où cela mènera, il me semble que le régime intensifie la persécution des chrétiens. Je crains que ces groupes ne viennent s’ajouter en nombre important à ceux qui sont “tués sur commande” », a ajouté Jekielek.
Il estime que les prélèvements d’organes pratiqués par le PCC constituent une menace pour la sécurité nationale des États-Unis. « Parce que nous avons affaire à un pouvoir politique qui utilise couramment la pratique du “meurtre sur commande”. Si quelqu’un travaille avec le PCC, on doit être clair : on ne travaille pas avec un gouvernement normal, ni même avec une dictature normale. On collabore avec une dictature totalitaire. »
Le Département d’État des États-Unis va lancer un site web contournant la censure sur Internet
En février 2026, selon les médias des États-Unis, le Département d’État des États-Unis lancera un nouveau site web, Freedom.gov. Ce site web vise à lutter contre la censure sur Internet dans des pays comme la Chine et l’Iran, en aidant les personnes du monde entier, et en particulier celles vivant dans des pays où la surveillance d’Internet est stricte, à accéder à un environnement Internet non censuré. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la politique étrangère des États-Unis à défendre la liberté d’expression et à protéger et promouvoir les libertés fondamentales.
Le Département d’État des États-Unis a finalisé une nouvelle plateforme appelée Freedom.gov. Le site web devrait être officiellement mis en ligne dans les prochaines semaines, afin de contourner la censure d’Internet dans les pays répressifs tels que la Chine et l’Iran, et de respecter l’engagement des États-Unis à défendre la liberté d’expression.
Selon Fox News, le site Freedom.gov fonctionnera comme une application pour mobile et pour ordinateur compatible avec les appareils iOS et Android, accessible en un seul clic.
Afin de garantir la confidentialité et la sécurité de ses utilisateurs, l’application est open source et comprend des protections intégrées garantissant l’anonymat. Elle n’enregistre pas les adresses IP, les données de session, l’activité de navigation, les requêtes DNS ou les identifiants d’appareils qui pourraient être utilisés pour identifier personnellement les utilisateurs. Selon Cybernews, les responsables envisagent d’ajouter une fonctionnalité VPN intégrée qui donnerait l’impression que le trafic Internet provient des États-Unis.
Cette initiative est menée par Sarah Rogers, sous-secrétaire à la diplomatie publique. Mme Rogers a déclaré : « Freedom.gov est la dernière d’une longue série d’initiatives prises par le Département d’État pour protéger et promouvoir les libertés fondamentales, tant en ligne que hors ligne. »
Le Congrès des États-Unis se penche depuis plus de dix ans sur les prélèvements forcés d’organes perpétrés par le PCC
Les prélèvements forcés d’organes pratiqués par le régime chinois sur des prisonniers d’opinion, en particulier des pratiquants de Falun Gong persécutés, préoccupent les élus américains depuis plus d’une décennie.
Le 12 septembre 2012, lorsque le Congrès américain a tenu une audience sur « les prélèvements d’organes pratiqués par le Parti communiste chinois sur des dissidents religieux et politiques », le député Dana Rohrabacher, président de la sous-commission d’enquête et de surveillance qui présidait l’audience, avait déclaré : « Les prélèvements d’organes sont un acte diabolique... Ces prélèvements d’organes sur des personnes vivantes constituent un crime contre l’humanité et nous devons faire tout notre possible pour identifier les individus qui se livrent à ces actes et les inscrire sur la liste des personnes qui méritent d’être traduites en justice. »
Le China Tribunal, créé par la Coalition internationale pour mettre fin aux abus en matière de transplantation en Chine (ETAC : End Transplant Abuse in China) afin d’enquêter sur les allégations de prélèvements forcés d’organes perpétrés par le PCC, avait rendu son verdict en juin 2019. Dans le jugement final, l’avocat britannique Sir Geoffrey Nice KC avait déclaré : « Des prélèvements forcés d’organes sont commis depuis des années à grande échelle dans toute la Chine et les pratiquants de Falun Gong constituent l’une des sources d’approvisionnement en organes, et probablement la principale. »
Lors d’un forum politique intitulé « Organ Procurement and Extrajudicial Killing in China » (Prélèvements d’organes et tueries extrajudiciaires en Chine), qui s’était tenu le 10 mars 2020 au Capitole américain, le membre du Congrès Chris Smith avait souligné que « les prisonniers ayant des croyances spirituelles sont des donneurs d’organes idéaux en raison de leur mode de vie sain. Un gardien de prison cité dans le rapport du China Tribunal avait mentionné que la maladie était le seul moyen qui avait permis à un pratiquant de Falun Gong d’éviter d’être sélectionné comme “donneur” et que les vingt-cinq pratiquants en meilleure santé avaient tous été tués pour leurs organes. »
Le 27 mars 2023, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté un projet de loi bipartite (413 voix contre 2) pour s’opposer aux prélèvements forcés d’organes perpétrés par l’État en Chine. Connu sous le nom de H.R.1154 — Stop Forced Organ Harvesting Act of 2023 (loi de 2023 visant à mettre fin aux prélèvements forcés d’organes), il s’agit du premier projet de loi adopté à la majorité bipartite, qui tient le PCC responsable de son crime de prélèvements d’organes sur des personnes vivantes.
Le 31 juillet 2024, Marco Rubio, alors sénateur américain, a présenté la loi sur la protection du Falun Gong (le Falun Gong Protection Act), qui impose des sanctions aux personnes impliquées dans les prélèvements forcés d’organes en Chine, en particulier celles qui participent aux prélèvements forcés d’organes sur des pratiquants de Falun Gong, et a demandé au secrétaire d’État de présenter un rapport sur les politiques et pratiques du PCC en matière de transplantation d’organes. Le projet de loi impose des sanctions aux personnes impliquées dans les prélèvements forcés d’organes, notamment des restrictions de visa, des interdictions d’entrée sur le territoire et le gel des avoirs.
Le 5 mai 2025, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l’unanimité la « loi sur la protection du Falun Gong ». Le député Scott Perry, qui a proposé le projet de loi, a déclaré : « Un tribunal indépendant au Royaume-Uni a examiné des preuves évidentes de prélèvements forcés d’organes par le PCC. Les pratiquants de Falun Gong sont les principales victimes de ce système barbare de prélèvements d’organes. Les conclusions du tribunal sont stupéfiantes. Il a conclu que les prélèvements forcés d’organes sont pratiqués depuis des années à grande échelle, les pratiquants de Falun Gong en étant la principale source. ... Le rapport indique que le PCC et ses dirigeants ont activement incité à la persécution, à l’emprisonnement, au meurtre, à la torture et à l’humiliation de ces personnes dans le seul but d’éradiquer leur croyance. Il ne s’agit pas seulement d’une violation des droits de l’homme, mais d’un crime contre l’humanité. »
Traduit de l’anglais
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